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Monflanquin Fondée en 1252 (ou 1256 ?) par Alphonse de Poitiers, comte de Toulouse et frère de Louis IX, la bastide de Monflanquin est bâtie sur une butte dominant la vallée de la Lède, offrant ainsi de magnifiques perspectives sur les environs. La place centrale et ses maisons sur arcades, les carrérots, l’église Saint-André, la résidence du Prince Noir, les façades à pans de bois et de nombreux autres bâtiments et lieux, superbement restaurés, ont valu à Monflanquin de compter parmi les « plus beaux villages de France ». La cité de Monflanquin héberge le Musée des bastides, remarquablement documenté. Le visiteur y trouvera des moyens vivants (maquettes, sculptures, audiovisuel, scénographie...) de s’informer sur le phénomène à la fois social, urbanistique et architectural de la création des bastides dans le Sud-Ouest. La Sauvetat-du-DroptL’origine de La Sauvetat est incertaine : installation d’un monastère au bord du Dropt au VIe siècle, ou « sauveté » créée par la famille des Caumont-Laforce et les abbés de Sarlat ? Même si La Sauvetat n’est pas une « vraie » bastide, Edouard II d’Angleterre accorda une charte de coutumes à ses habitants vers 1327. À voir : pont médiéval à 23 arches, tour du XIIe siècle, chœur roman de l’église Saint-Germain, belles maisons anciennes... Eymet De toutes les bastides que compte le territoire de l’Association Mixte, Eymet est la seule à avoir été bâtie au bord même du Dropt. Elle fut fondée le 28 juin 1270 par Alphonse de Poitiers. Si les remparts, détruits en 1830, furent construits après la création de la cité, vers 1320, en revanche, son château existait avant on le date de la première moitié du XIIIe siècle. L’histoire médiévale d’Eymet est fortement influencée par les rivalités franco-anglaises et les actions des seigneurs voisins de Pellegrue, Duras, Rauzan, Montferrand ou Puyguilhem, tous acquis à la cause des occupants pendant la guerre de Cent Ans... asconne dont de nombreux soldats trouvèrent la mort dans le Dropt, à un endroit que l’on baptisera ensuite le « trou des Anglais »... Ce combat est directement lié au transport d’une énorme machine de guerre louée à La Réole par du Guesclin pour mettre le siège devant Bergerac, alors tenue par les Anglais. Une voie de la bastide d’Eymet conserve le souvenir de ce passage mouvementé : la « Rue de l’Engin ». |
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Patrimoine et Histoire
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Allemans-du-Dropt Celle-ci abrite des peintures murales de la fin du XVe siècle dont les panneaux représentent des scènes bibliques. Redécouvert en 1935, ce magnifique ensemble a été classé monument historique en 1960. Beaumont-du-Périgord Les jolies pierres blondes utilisées dans la construction de la « ville neuve » invitent à partir à la découverte de la place centrale, des maisons fortes qui bordent rues et carreyrous, de la porte de Luzier et des remparts… Et, bien sûr, la monumentale église fortifiée, de style gothique anglais à chevet plat. L’édifice, construit à la fin du XIIIe siècle, porte le double vocable de Saint-Laurent et Saint-Front. CadouinInscrite par l’UNESCO au Patrimoine Mondial de l’Humanité, l’abbaye de Cadouin témoigne de l’évolution spirituelle et architecturale entre le XIIe et le XVIe siècle. À l’église consacrée en 1154, d’une austérité toute cistercienne, on a en effet adjoint, à la fin du XVe siècle, un cloître d’un gothique « très » flamboyant qui fut construit, avec l’appui financier de Louis XI, sur les ruines du cloître roman détruit pendant la guerre de Cent Ans. L’église, massive, est coiffée d’une coupole qui reçoit un élégant clocher édifié à la fin du XVe et couvert de bardeaux de châtaignier. La très belle halle a été édifiée, comme le cloître, grâce à l’appui de Louis XI, à la fin du XVe. Rectangulaire à l’origine, elle a perdu une travée et a été déplacée en 1866. Elle a fait l’objet, tout récemment, d’une restauration soignée. La porte Saint-Louis (XIIe) est l’un des rares témoins de l’enceinte primitive de l’abbaye. Ses moines fondateurs avaient été séduits par l’isolement du site, en pleine forêt de la Bessède, à des lieues du castrum de Belvès et d’une autre abbaye, établie un siècle plus tôt à Saint-Avit-Sénieur elle aussi classée par l’UNESCO. Mais cet isolement ne durera guère puisqu’au XIIIe siècle, les moines « héritent » d’un linge ramené de Terre Sainte par des Croisés et présenté comme le « Saint-Suaire » il est mentionné pour la première fois en 1234. Cette relique fait alors l’objet d’un important pèlerinage qui bouleverse le destin de l’abbaye, lui apportant prestige et... moult revenus ! La fondation d’Issigeac se confond avec l’établissement au VIe siècle d’une abbaye qui, un siècle plus tard, se placera sous la protection de celle de Sarlat. La cité bénéficiera ainsi des bienveillances papales, mais également de l’immunité royale. Puis, de 1351 à 1789, les évêques de Sarlat résident à Issigeac, ce qui la préserve de bien des malheurs sauf, toutefois, pendant les guerres de Cent Ans et de religions. L’église Saint-Félicien et son clocher-porche orthogonal, récemment classée monument historique, les maisons anciennes en pierre (dont beaucoup de la période XIIe-XVe siècles) ou à pans de bois, souvent plus récentes, le labyrinthe des ruelles et placettes composent un ensemble remarquable, plein de charme et propice à la flânerie... L’ordonnancement de cette cité médiévale est en complète opposition avec la rigueur urbanistique des bastides. Autre différence, alors que les bastides ont à leur tête un « maire », un consul, un bailli ou un prévôt, Issigeac est dirigée par un seigneur doyen, tandis que les intérêts de la population sont défendus par des prud’hommes. Le palais des évêques a été édifié vers 1660 sur des fortifications médiévales par François II de Salignac. L’église, elle, a été construite au XVIe siècle (à l’emplacement de l’abbaye bénédictine, puis d’un bâtiment roman) par Armand Gontaud Biron, évêque de Sarlat. DurasC’est en 1137, à l’initiative du vicomte de Bézaumes, que le château de Duras voit le jour. En 1310, Bertrand de Got, neveu du pape d’Avignon Clément V, fait construire une impressionnante forteresse sur les ruines de la bâtisse féodale primitive. Durant la guerre de Cent Ans, le pays de Duras et l’édifice subissent moult sièges et saccages qui sont le fait d’Henry de Lancaster, de Bertrand du Guesclin (qui, au hasard de ses déplacements à la poursuite de l’Anglois, « navre », en 1377, une grande partie de la population du village), ou de Jean d’Armagnac, en 1424. Le seigneur « traître » Gaillard V, qui a quitté précipitamment son domaine après la bataille de Castillon (17 juillet 1453), revient de son exil anglais en 1480 et fait restaurer les bâtiments, durement éprouvés par la guerre. Vers 1740, Jean-Baptiste de Durfort met la touche finale à de gigantesques travaux d’embellissement. Mais, un jour de 1793, au plus fort de la Révolution, le peuple duraquois en grande colère s’attaque au château : les archives féodales sont brûlées, les boiseries pillées, les tours partiellement détruites... L’imposante bâtisse a fait l’objet d’importants travaux de rénovation et est devenue, depuis peu, « site majeur » d’Aquitaine. Saint-FermeL’un des grands établissements bénédictins d’Aquitaine. Elle constitue un exemple admirable de l’art roman du milieu du XIIe siècle : sobriété, harmonie des proportions, et superbes chapiteaux historiés de l’église abbatiale (le combat de « David et Goliath », « Daniel dans la fosse aux lions »...), que l’on doit aux « maîstres de Saint-Ferme » regroupés dans un atelier de sculpture. Située sur un chemin menant à Saint-Jacques-de-Compostelle, prospère aux XIIe et XIIIe siècles, l’abbaye aura à souffrir de la guerre de Cent Ans et, surtout, des guerres de religions, malgré ses fortifications qui seront détruites en 1770. Sauveterre-de-Guyenne De la période médiévale, la cité, bâtie sur l’emplacement d’une motte féodale, a très nettement conservé son plan, tracé sur les axes Nord-Sud et Est-Ouest, ses quatre portes fortifiées (remarquable et unique souvenir des remparts financés par le roi-duc et édifiés au début du XIVe siècle, mais démantelés vers 1814), de nombreuses maisons anciennes et les couverts de la belle place centrale. Castrum de Pommiers Il a été édifié à l’emplacement d’une motte castrale élevée au XIe siècle par les Pommiers. Cette famille ayant peu à peu acquis une belle réputation dans la région, une enceinte triangulaire (le site est délimité sur deux de ses faces par le vallon de la Vignague) est bâtie pour remplacer la motte primitive et abriter un village. On parle, désormais, du « château et de la ville de Pommiers »... Le 19 août 1274, à Saint-Macaire, Guillaume Sanche de Pommiers, comme tous les seigneurs et abbés de la région, fait sa reconnaissance féodale à Edouard 1er, roi d’Angleterre et duc d’Aquitaine. Cela n’empêchera pas Guillaume Sanche II et III de rester fidèles aux Anglais et, grâce à cette alliance, de s’enrichir et de reconstruire leur domaine... Preux combattant, Guillaume Sanche III est de toutes les expéditions du Prince Noir. Mais, après avoir fait alliance avec les Français, son successeur, Sanche IV, est condamné à mort et décapité en 1377 à Bordeaux, sur ordre du sénéchal de Guyenne. Le bourg castral sera le seul de l’Entre-deux-Mers à perdurer jusqu’au XVIIIe siècle. Mais, en 1805, il est vendu par le dernier vicomte de Pommiers et transformé en exploitation agricole... Saint-MacaireL’église et le prieuré Saint-Sauveur témoignent de l’implantation précoce d’une communauté bénédictine aux côtés du château ducal au XIe siècle, sur le site antique de Ligena. La place du Mercadiou, les portes fortifiées, les remparts et les demeures de riches marchands révèlent la vitalité du commerce du vin en Garonne, stimulé par le « privilège de Bordeaux ». C’est ainsi que Saint-Macaire a longtemps joué le rôle de « porte du Bordelais ». Datant de la fin du XIVe siècle, les peintures murales des voûtes du chœur de l’église ont été restaurées en 1825. Les détails architecturaux des façades des demeures des marchands sont représentatifs de deux périodes successives de prospérité : avant la guerre de Cent Ans (arcs brisés, baies géminées), et avant les guerres de religion (arcs en plein cintre, baies à meneaux). Désormais, la ville valorise le patrimoine hérité de ce riche passé, sur le thème « habiter aujourd’hui des maisons d’hier ». Blasimon Blasimon est la plus récente parmi les bastides que compte la vallée du Dropt. Ses plus proches voisines sont Monségur (1265), Pellegrue (1272), Sauveterre-de-Guyenne (1281) et, en dehors du territoire de l’Association Mixte, Sainte-Foy-la-Grande (1255), Libourne (1270), Cadillac (1280) et Créon (1315). L’abbaye Saint-Maurice de Blasimon a été fondée en 721 par des moines bénédictins. Détruite par les Normands au milieu du IXe siècle, elle fut reconstruite vers 980. Les bâtiments que l’on voit aujourd’hui datent des XIIe, XIIIe et XIVe siècles. Le portail sculpté, l’un des plus beaux de l’Entre-deux-Mers, a été édifié de 1160 à 1170. © Vallée du Dropt, Vallée des Bastides |
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